mardi 8 février 2011

Sniper Avenue

Critique dans l'Entrevue :

Sniper Avenue est constitué de différents témoignages de personnes qui ont survécue à la guerre de Bosnie-Herzégovine. C’est un texte dramatique, contemporain, réalisé par Sonia Ristíc en 2005.
Son ouvrage raconte l’histoire d’une famille bosniaque qui a vécu pendant les trois années de guerre qui eurent lieu entre 1992 et 1995, à Sarajevo. Elle est composée du père, de ses trois grandes filles, du beau-fils, du futur beau-fils et du petit fils. Chacune de ces personnes nous font ressentir la guerre à leur façon. Ils nous font connaitre leurs gaietés, leurs peurs, leurs haines et leurs histoires d’amours. Délaissé par le reste du monde, cette guerre leur mène la vie dure, malgré cela ils poursuivent leurs quotidiens tant qu’ils peuvent. Par ailleurs, un espoir subsiste chez cette famille,…
Cette pièce, à tous les arguments pour plaire, l’émotion, les sensations et nous informent sur un sujet sensible qu’est la guerre tout en étant capable de vous distraire et d’émettre de la joie telle : "… une fanfare tzigane et des rires. Des verres qui s’entrechoquent, des éclats de voix, et peut-être même une ronde…" (Prologue).
En effet, alors que chaque personne souhaite oublier l’atrocité de la guerre ; Sonia Ristíc, elle, a la bravoure d’écrire une pièce pas comme les autres. Plus dure, plus cruelle, mais avec son écriture réfléchie, accrocheuse et fluide, nous guide petit à petit et doucement nous laisse pénétrer au cœur de l’histoire, en nous rapprochant toujours plus, du gouffre profond qu’inspire la tristesse de la guerre.

L’aspect particulier de ce texte est qu’il est à la fois doux et brusque munie d’une touche d’humour. Ce qui rend la pièce très agréable. Par exemple, Nina dit : « j’ai presque dû faire commerce de mon corps, mais j’ai fini par l’avoir, notre pain quotidien !» (pg 20). Ainsi, dans la simplicité de ces quelques mots, nous retrouvons une réalité cruelle suivie d’un brin d’humour et de haine, où elle rappelle même, les atrocités subies par les femmes lors de ces guerres. 

De plus, elle sélectionne, un titre, enjolivé, qui n’évoque pas directement l’acte ignoble du sniper qui est mis en relation avec la guerre. Par la neutralité du titre, elle laisse le temps aux lecteurs de découvrir qui est réellement sniper. Ce personnage fantasmé qui survole en hauteur sur la ville.
En comparaison, avec ma première lecture du prix Sony Labou Tansi qui fut Sad Lisa de sabine tamiser. On remarque une différence éminente dans l’écriture. Alors que, l’écriture de Sniper Avenue est beaucoup plus accrocheuse, passionnante et donne envie de poursuivre, la lecture de Sad lisa est plus lassante et non suivie. Sad Lisa n’est donc pas à la hauteur de Sniper Avenue.  Alors que, Sonia Ristíc, aborde un sujet beaucoup plus sensible que l’alcool, sujet, qui est approché dans Sad Lisa.
Par contre j’émets un léger reproche, quant à l’écriture de la première année de siège de Sniper avenue, elle aurait pu être plus courte et plus agréable à lire. En effet, cette introduction nous laisse un peu perplexe car au début, nous ne connaissons pas très bien les personnages, ce qui engendre  un léger déséquilibre  lors de la lecture des différents témoignages.
Enfin, d’une manière originale, elle nous fait comprendre que chaque personne aurait pu se retrouver à leur place. En conclusion, cette guerre historique ne doit pas être oubliée malgré sa cruauté. 
                                                               AYADI Yousra 5A :  Athénée royal André Thomas                                                        

3 commentaires:

  1. Merci Yousra pour cette critique, tu nous fais bien partager ton ressenti vis-à-vis de ce texte.

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